La Première Guerre mondiale est un conflit international qui a coûté au-delà de 13 millions de vies.

Les historiens continuent, de nos jours, d’en débattre les causes mais ils s’entendent sur la cause immédiate : l’assassinat de l’archiduc d’Autriche Franz Ferdinand et de sa femme, Sophie. Le 28 juin 1914, ils sont abattus par un extrémiste serbe, Gavrilo Princip, dans la capitale de Bosnie, Sarajevo. Ces assassinats déclenchent une crise qui oppose les deux alliances européennes : la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) et la Triple-Entente (Angleterre, France, Russie). Des menaces de guerre et des ultimatums intensifient la crise. La diplomatie échoue et, le 1er août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique en route vers la France. On part en guerre.

Trois jours plus tard, le 4 août 1914, la Grande-Bretagne entre en guerre contre l’Allemagne et cela fait que le Canada part en guerre !!! À cette époque, le Canada est un dominion indépendant au sein de l’Empire britannique extensif. Quand la Grande-Bretagne entre en guerre, le Canada en fait partie. Le premier ministre canadien, sir Robert Borden, reçoit un télégramme envoyé par le gouvernement britannique pour l’aviser qu’il enverra des soldats. Les Canadiens accueillent la guerre avec un enthousiasme modéré et, au bout de quelques semaines, la première vague de presque 30 000 volontaires canadiens prennent la mer pour aller à la guerre. À la fin de cette guerre sanglante, plus de 620 000 Canadiens auront servi, ce qui est étonnant quand on se rappelle que la population était d’à peine 8 millions d’habitants.



Néanmoins, le bilan est lourd : 66 000 morts et 172 000 blessés.

Les Canadiens se battent en faisant partie de l’armée britannique mais ils sont regroupés dans des unités canadiennes sous un commandement surtout canadien. Les soldats y acquièrent un sens aigu d’identité canadienne et portent avec fierté la feuille d’érable sur leur uniforme. Ils livrent des douzaines de batailles majeures et gagnent une réputation de troupes d’élite. Néanmoins, le bilan est lourd : 66 000 morts et 172 000 blessés. En 1917, l’engagement volontaire se tarit et la crise de la conscription déchire le pays mais on finit par enrôler plus de 125 000 et les combats continuent. En 1918, une flotte de cinq navires-hôpitaux (y compris le LLANDOVERY CASTLE) ramène au Canada des soldats blessés ou malades.

Au cours des dernières étapes de la guerre, le général Sir Arthur Currie, né au Canada et considéré comme l’un des meilleurs généraux de la guerre, dirigent les Canadiens vers une série de victoires impressionnantes mais coûteuses. Quand la guerre prend fin le 11 novembre 1918, les Canadiens avaient avancé plus loin que toute autre armée alliée. Le premier ministre Borden exige que le Canada soit désormais traité en partenaire égal. Borden a une place désignée à la Conférence de paix de Paris et, malgré une réticence des Britanniques, il signe le Traité de Versailles qui met fin à la guerre. La guerre avait transformé le Canada.

 

Pour des recherches plus approfondies :

1. les Canadiens se battent dans de nombreuses batailles sanglantes. Faites des recherches sur l’une de ces batailles.

  1. La bataille de Saint-Julien, avril 1915 : des Canadiens subissent le premier usage du chlore gazeux toxique.
  2. La bataille de Beaumont-Hamel, le 1er juillet 1916: le Newfoundland Regiment est anéanti.
  3. La bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917 : Le jour sanglant de naissance du Canada ?
  4. La bataille de Passchendaele, octobre 1917 : Un combat futile ?
  5. La bataille d’Amiens, le 8 août 1918. Les Canadiens sont-ils les meilleurs soldats dans cette guerre?

2. Le coût de la guerre.

  1. Quels pays ont le plus souffert ?
  2. Pourquoi la Première Guerre mondiale s’appelait-elle à l’origine << La Grande Guerre >> et << la dernière des guerres >> ?
  3. L’unité nationale et la crise de la conscription : De nombreux Canadiens ne soutenaient pas l’effort de guerre ; notamment des milliers d’immigrants non-britanniques nouvellement arrivés et la majorité des Canadiens français. Leur porte-parole était l’ancien premier ministre libéral, sir Wilfrid Laurier. En décembre 1917, les élections générales tranchent la question : on adopte la conscription. Le pays est divisé par des émeutes, des grèves et des mouvements de protestation. Question : qu’est-ce que la conscription ? Était-elle nécessaire ? Pourquoi les Canadiens français se sont-ils opposés à la conscription ? Pourquoi les Canadiens anglais étaient-ils en faveur de la conscription ? Quel était le résultat des élections ? Évaluez les conséquences à long terme de la crise de la conscription pour le pays.
  4. Des armes modernes, y compris la mitrailleuse et l’artillerie de longue portée (canons) ont obligé les armées à creuser des tranchées allant de la Manche à la frontière suisse. Pour sortir de l’impasse des tranchées, des millions de soldats meurent dans des batailles. Pourquoi des pays ont-ils continué d’envoyer leurs soldats se battre dans ces conditions épouvantables ? Auraient-ils dû continuer à lutter, vu le coût élevé en vies humaines, en argent et en dommages causés à l’environnement ?